UNE HISTOIRE AGITEE

LES ORIGINES

Sept siècles avant Jésus-Christ, les Grecs avaient implanté des comptoirs importants le long de la Mer Noire (Constanta, Mangalia...), à cette époque, Hérodote considérait les Thraces comme un peuple si nombreux que seuls les Indiens le surpassaient. Les Thraces de Transylvanie subirent au cours des IVe et IIIe siècles une influence Celte qui donna naissance à la culture Géto-Dace.

Ancêtres des Roumains, les Daces, dont le royaume fut crée par Burebista au premier siècle avant Jésus-Christ, étaient commandés par Décébale lorsque l'empereur romain Trajan conquit leur territoire (101 à 106 après J.C.)
Cette épopée est relatée sur la Colonne Trajan de Rome dont une copie à l'échelle, mais découpée pour être lisible par le visiteur, se trouve au Musée National d'Histoire de Bucarest (Cal. Victoriei, nr 12, tel: (40) 16 13 70 55)

Cent soixante dix années de domination Romaine sur la florissante "Dacia Felix", suffiront a imposer la langue latine en Valachie puis en Transylvanie et dans les Carpates Méridionales. Les historiens supposent que cela est du au nombre élevé de colons Romains restés sur place après qu'Aurélien eut abandonné ces territoires.

Le retrait de l'Empire Romain a précédé une longue série d'invasions: les Goths, les Huns et autres Avares, du IIIe au IXe siècle, suivis jusqu'au XIIIe siècle par les Slaves, les Hongrois et les Tartaro-Mongols qui ne purent empêcher la création au milieu du XIVe siècle de la Tara Romaneasca (Valachie), et de la Moldavie ; deux Principautés indépendantes, orthodoxes et de langue Roumaine. Une troisième, la Transylvanie, sera âprement disputée par la Hongrie tout au long de son histoire, c'est pourquoi demeurent encore dans cette région de fortes minorités Magyars, mais aussi Allemandes, venues avec les Chevaliers Teutoniques fortifier pour les Hongrois, les villes de Brasov, Sibiu, Timisoara...

PAYS ROUMAINS ET EMPIRE OTTOMAN

A partir du XVe siècle et jusqu'au XIXe, ces velléités d'indépendance, seront constamment remises en question. Après la chute de Constantinople, capitale de la Chrétienté Orientale , l'Empire Ottoman (qui nomme ses conquêtes Européennes la Roumélie) se propage dans les Balkans. Malgré une résistance acharnée et l'échec d'une croisade, la Valachie sera conquise en 1395, et la Moldavie soumise au tribut des Turcs.

Au XVe siècle, la résistance se développe et en 1459, le Voïvode (prince) Vlad Dracula, dit Vlad Tepes (l'Empaleur) refusant de payer le tribut, est battu en 1462. Il retrouve son pouvoir en 1476, année de sa mort. Dès lors, la Valachie sera dominée par les Ottomans jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Le sort de la Moldavie, harcelée à la fois par les Hongrois, les Polonais et l'alliance des Turcs et des Tatars de Crimée, sera identique à celui de la Valachie. Sans occuper réellement les territoires, les Turcs n'en imposent pas moins une certaine mainmise politique que seul Michel le Brave, Voïvode de Valachie et de Moldavie, Prince de Transylvanie parviendra a contester.

Michel le Brave, héros de l'unité Roumaine, fût le premier fondateur d'un état comprenant les trois entités Roumanophones qu'il contrôlait. Son assassinat en 1601 mit un terme provisoire à cette première prise de conscience nationale.

LA ROUMANIE ENTRE LES EMPIRES
AUSTRO-HONGROIS ET RUSSE

En 1683 l'échec du siège de Vienne marque le début de la retraite Ottomane. Les Autrichiens remplacent alors les Turcs en Transylvanie (1699) puis dans le Banat et en Olténie. La Diète, autonome mais dominée par les Habsbourgs, siège à Cluj. Singulièrement, la présence Autrichienne sera marquée par la venue dans le Banat de 40.000 colons Lorrains. Cette occupation provoque en 1784 les sanglantes "jacqueries" de Horia, Closca et Crisan tandis que la Valachie et la Moldavie - toujours aux mains des Turcs - perdent le peu d' autonomie qui leur restait.

En 1768, la rivalité entre les Russes et la coalition Turco-Tatars entraîne une guerre qui permet à Pierre le Grand d'occuper la Moldavie et la Valachie. Les hostilités Russo-Turques continuent jusqu'au traité de Bucarest en 1812 qui attribue - entre autres - à la Russie la région Moldave de Bessarabie. Celle-ci restera sous la domination du Tsar jusqu'à la Première Guerre Mondiale.

A Bucarest, malgré quelques révoltes nationales, les Russes et les Turcs s'entendent pour imposer aux Principautés Roumaines les Hospodars (gouverneurs) qui leur conviennent. Ce sont des aristocrates Grecs, originaires de Constantinople, les Phanariotes qui s'acquittent de cette tâche avec un certain talent. Sensibles à la culture Française, ils propagent les idées de Voltaire et de Montesquieu et ils développent à leurs dépends le sentiment national. En 1821, les Roumains se révoltent derrière Tudor Vladimiresco et rétablissent des princes nationaux: Grégoire Ghica en Moldavie et Jean Sturdza en Valachie.

La reprise de la guerre Russo-Turque, en 1827, rapporte le Delta du Danube à la Russie alors que les Principautés obtiennent une relative autonomie administrative sous occupation. Les dissensions qui opposent les deux puissances tutellaires encouragent les patriotes Roumains a se révolter: en 1848-49, des révolutions éclatent en Moldavie et à Bucarest. Vouées à l'échec, elles aboutissent à une nouvelle intervention militaire Russe en Moldavie, Russo-Turque en Valachie. Simultanément les paysans Roumains se soulèvent en Transylvanie, sans succès puisque cette dernière est incorporée à la Hongrie en 1849.

Les événements de 1848-49 ont pour effet l'implantation en France d'un cercle d'intellectuels roumains, dont la cause - une Nation Roumaine unissant la Moldavie et la Valachie - séduit Napoléon III qui , comme Souverain de la puissance latine d'Europe de l'Ouest voyait d'un bon oeil l'unité du peuple latin de l'Est. Ce soutien est à l'origine de l'amitié Franco-Roumaine et de la Francophonie de sa population.

A la suite de la Guerre de Crimée, le Traité de Paris (1856) puis des élections remportées par les "Unionistes" (1857) conduisent en 1859 au choix d'un Prince commun aux Moldaves et aux Valaques: Alexandre Ion Cuza. Il occidentalise le pays en adoptant une Constitution et des Institutions "à la Française". Avec son équipe francophile, il entreprend une vaste réforme agraire qui fait entrer la Roumanie dans
l'ère moderne. Déposé par le coup d'état de 1866, Cuza est remplacé par le Prince Régent Carol 1er de Hohenzollern-Sigmaringen, d'origine Prussienne.

L'INDEPENDANCE


Le nom de Roumanie est officialisé en Juillet 1866 avec l'accord de l'Empire Ottoman qui reste son Suzerain.

L'engagement de la Roumanie dans la guerre Russo-Turque de 1877 permet enfin l'indépendance à l'occasion du congrès de Berlin (1878). Tandis que les Transylvains continuent de lutter pour leur existence, le reste de la Roumanie entre dans une phase de modernisation importante de son réseau routier, la création d'un réseau ferroviaire et le développement d'une riche industrie pétrolière. Cette dernière, la plus ancienne d'Europe, fera la prospérité des villes de Ploiesti, Cimpina et Moréni.

La fin du règne de Carol 1er sera marquée par de sanglantes révoltes puis , à l'aube de la Grande Guerre, par les contradictions opposant la classe politique - francophile favorable aux Alliés - à son Souverain, penchant pour la solidarité dynastique avec l'Autriche-Hongrie.

LES GUERRES MONDIALES


Tentée par la perspective de récupérer la Transylvanie, la Roumanie entre en guerre le 27 Août 1916 aux côtés des Alliés. Rapidement défaite, la jeune nation ne conserve plus que la Moldavie en 1918.
Une nouvelle fois, la France témoigne de son amitié pour les Roumains, en dépêchant à Iasi le Général Berthelot.
C'est à la faveur de l'effondrement Austro-Hongrois que les actions des armées Franco - Roumaines placent ces dernières dans le camp des vainqueurs (voir: le film de Bertrand Tavernier: "Capitaine Conan")
Le rêve d'unité des Roumains - La Grande Roumanie - concrétisé par une série de traités, dont le Traité de Trianon, voit enfin le jour le 4 juin 1920:
restitution d'une partie du Banat, de la Dobrodja du Sud, de la Transylvanie, de la Bukovine et de la Bessarabie.

A la mort, en 1914, de Carol 1er, son successeur, Ferdinand 1er, après avoir surmonté les troubles du conflit se trouve à la tête d'un royaume dont la surface a doublée mais qui a perdu son homogénéité ethnique.

L' Entre-Deux-Guerres est troublée par le problème des nationalités (Hongrois, Allemands, Juifs, Bulgares, Turcs et Tziganes) auquel s'ajoutent les difficultés de la paysannerie, la conscience du péril bolchévique et, une crise dynastique: à sa mort en 1927, Ferdinand 1er ayant écarté son fils Carol II de la succession, c'est Michel , son petit-fils âgé de 6 ans qui devra régner.
Le Conseil de Régence chargé de la transition est renversé par Carol II . Celui-ci dérive vers la dictature et les scandales politico-amoureux tandis qu'il se heurte au mouvement "Légionnaire" de la Garde de Fer - une forme de fascisme - idéologisé par Codreanu.

Au début de la Seconde Guerre Mondiale, la Roumanie adopte une relative neutralité: tout en acceuillant le Gouvernement et les réfugiés Polonais, elle refusera toujours de livrer les Juifs.
En juin 40, l'URSS annexe la Bukovine et la Bessarabie. Carol II bascule alors dans le camp de l'Axe et s'allie aux extrémistes de la Garde de Fer. Malgré cela, l'Allemagne exige la restitution de la Transylvanie à la Hongrie et de la Dobrodja du Sud à la Bulgarie. Ces abandons sont si mal vécus que Carol II doit abdiquer en faveur de son fils Michel sous la pression du Général Antonescu.
L'armée Allemande entre dans le pays en 41 et l'entraîne dans la guerre avec l'URSS. Les troupes Roumaines reprennent la Bessarabie et la Bukovine mais, malgré l'opposition du jeune roi, elles continuent jusqu'à Stalingrad où elles vont s'épuiser. Ploiesti, dernière ressource pétrolière de Hitler est bombardée par la Grande-Bretagne. En 1944, les Soviètiques sont aux portes de la Roumanie.
Le Roi Michel, à peine âgé de 23 ans, renverse Antonescu et les alliances. Le 25 août 1944 le pays déclare la guerre à l' Allemagne et à la Hongrie. La Transylvanie est reprise tandis que la Dobrodja du Sud reste Bulgare et la Bessarabie Soviètique.

LA PERIODE COMMUNISTE


L'occupation militaire Soviètique de l'Après-Guerre, aboutit à des élections dont les communistes - qui ne sont pourtant que quelques centaines - sortent vainqueurs. Le 30 décembre 1947, pris en otages, des milliers d'étudiants sont pris en otage pour contraindre le Roi Michel à l'abdication.

Gheorge-Gheorghiu-Dej, Chef du parti communiste se démarque du "Grand Frère" Soviètique en obtenant le retrait des troupes d'occupation et en s'opposant aux diktats économiques du Comecom. Il engage le pays sur la voie d'une industrialisation forcée tout en éliminant avec brutalité les velléités d'opposition.

La politique originale de Gheorghiu-Dej lui vaut une aide occidentale qui se renforce lors-ce-que son successeur Nicolae Ceausescu refuse de participer avec les troupes du Pacte de Varsovie à l' écrasement du "Printemps de Prague" en Tchéco-Slovaquie.

S'appuyant sur la "Securitate" - police politique aussi omniprésente que la paranoïa était générale - Ceausescu, tyran mégalomane et ultranationaliste entreprend des chantiers "pharaoniques" et souvent inutiles. Rêvant d'autarcie, il néglige la misère grandissante des populations pour réduire la dette extérieure. Il s'engage enfin, sur la voie - très controversée - de la "systématisation" où l'on rase quartiers, banlieues et villages pour reloger les gens dans des cités dortoir sinistres et mal conçues.

 

LA LIBERTE


Renversé le 22 décembre 1989, lors d'un coup d'état télévisé, Ceausescu et sa femme Elena sont exécutés sommairement à l'issue d'une parodie de procès. Le Front de Salut National - comptant dans ses rangs nombre d'anciens dirigeants communistes - tente mollement d'engager la Roumanie sur la voie de la démocratie et de l'économie de marché.

Liberté de la presse, de la contraception et du voyage; liberté d'expression et de recevoir des étrangers chez soi, sont les principaux acquis d'une "Révolution" dont beaucoup de Roumains se sont senti dépossédés. Les manifestations étudiantes violemment réprimées par les mineurs de la Vallée de Jiu (1990-91) ajoutés aux problèmes économiques résultant d'une inflation galopante et d'une industrie obsolète, ont enlevé ses illusions à une jeunesse de plus en plus blasée qui, avec une partie des intellectuels, se tourne vers un romantisme monarchiste souhaitant le retour du Roi Michel.

Les élections de 1997 ont balayé les "Néo-Communistes", engageant le pays sur la voie d'un sytème Economie-Politique proche des normes occidentales.

 


A PROPOS DE DRACULA

Vlad Tepes Dracula est né en 1431. Il doit son nom à son père, dignitaire de l'ordre du Dragon, "Dracul" en Roumain, ce qui signifie aussi démon.

Après des hautes études, il vécut à Constantinople la chute de l'Empire Byzantin. A l'âge de 12 ans, il est pris en otage par les Ottomans. Ses quatre années d'adolescence recluse feront de lui un féroce ennemi des Turcs.

En 1447, son père est enterré vivant par le prince de Transylvanie; Vlad hérite de l'Ordre du Dragon et parvient à fuir la Turquie.

Dans les Principautés de Moldavie et de Transylvanie il sera poursuivi par les Boyards (nobles propriétaires terriens) meurtriers de son père, avant de se faire restituer la Principauté de Valachie ainsi que deux duchés de montagne: Fagaras et Amlas.

Couronné en 1456, il profite de la cérémonie pour faire empaler quelques cinq cents Boyards jugés responsables de la mort de son père et il soumet les autres.
L'usage cruel du pal était fréquent en Europe Orientale mais en le pratiquant à grande échelle, Vlad en fit une stratégie politique et une tactique militaire qui lui valut le surnom de Vlad Tepes (l'Empaleur).

Face à la montée en puissance de l'Islamique Empire Ottoman, Dracula se comporte en ardent défenseur de la foi Orthodoxe; il fait rebâtir plusieurs monastères dont Cozia et Tismana, en Olténie, existent encore.
Depuis la ville de Tirgoviste, il règne en souverain absolu coutumier de terribles provocations: une délégation de Pachas Turcs refusant de se découvrir devant le chef roumain rentre au pays, les turbans cloués sur les crânes !

Il fait aussi parvenir à son Suzerain, le Roi Mathias de Hongrie, vingt-trois mille têtes prises à l'ennemi. C'en est trop pour Mahomet II qui lui déclare une guerre sans merci avec l'aide de Radu, le propre frère de Dracula.

Rivalisant d'audace, Vlad Tepes s'attaque aux puissantes armées Ottomanes et lorsqu'il se sent menaçé il fait empaler vingt mille prisonniers afin de dissuader ses poursuivants. La méthode est si efficace que Dracula est considéré par les cours européennes comme le bouclier de la Chrétienté dans les Balkans.

Pourtant, face à la coalition des Boyards, de son frère et des Turcs, Vlad Tepes doit se réfugier en son château de Poenari, au nord de Curtea de Arges. Devant l'imminence d'une attaque Turque, sa fiancée se précipite dans un abîme mais Dracula, s'échappe par un souterrain.

Avec l'aide du roi de Hongrie, il tente la reconquête de la Valachie mais son allié, souhaitant la paix, le lâche bientôt et l'emprisonne douze années, durant lesquelles le frère de Vlad, vendu aux Turcs, règne sur la Principauté Roumaine. A la mort de Radu, la pression Turque se fait si forte que le roi Mathias de Hongrie doit se rendre à l'évidence: Vlad Dracula est le seul à pouvoir contenir les Ottomans.

Libre, assuré du soutien de son Suzerain Hongrois dont il a épousé la nièce, Dracula bouscule les Turcs. En quelques mois, il libère la Valachie, entre à Bucarest et reprend son trône. Peine perdue, Vlad Tepes, victime d'une trahison ourdie par les Turcs, est poignardé par un faux serviteur; sa tête est envoyée à Constantinople, tandis que son corps est jeté dans le lac de Snagov. Nous sommes en 1476, le triomphe de Dracula aura duré moins d'une année.

Il est évident qu'au regard de l'histoire, il fut, à l'instar d' Etienne le Grand et de Jean le Terrible en Moldavie, de Mircea le Vieux et Michel le Brave en Valachie, de Iancu de Hunedoara en Transylvanie, l'un des glorieux Voïvodes, dont l'identité Roumaine est redevable, comme devrait l'être l'Europe entière. Chacun, dans sa région et en son temps, a résisté à la vague Ottomane qui, sans eux , aurait déferlée sur l'Occident. Leurs méthodes étaient cruelles, comme l'était leur époque, mais les Roumains préfèrent retenir leur héroïque patriotisme.

Le folklore vampirique s'est développé en 1897 avec le roman de Bram Stoker qui, sans faire oeuvre d'historien, s'est inspiré des coutumes qui subsistaient dans les campagnes du XIXe siècle: "si le défunt a les cheveux rouges, il est fort a craindre qu'il ne revienne sous la forme de chien, de grenouille, de puce ou de punaise, et qu'il ne pénètre la nuit dans les maisons pour sucer le sang des belles jeunes filles. Alors, il est prudent de clouer fortement le cercueil, ou, mieux encore, de traverser d'un pieu la poitrine du cadavre". C'est en ces termes qu'en 1887, l'historien Français Elisée Reclus détaille les enterrements en Roumanie...

Les intérêts économiques du tourisme et du cinéma ont fait le reste mais l'engouement occidental pour Dracula amuse et blesse parfois les Roumains qui ne comprennent pas toujours cette attirance morbide. En revanche, les Turcs menacent toujours leurs enfants turbulents du terrible "Kaziglu Bey" (l'Empaleur).

Entre vérité et légende, le voyageur en quête de sensation pourra visiter quatre sites authentiques: Sighisoara, cité médiévale où résida (certains affirment qu'il y est né), les ruines du château de Poenari, son nid d'aigle montagnard, situé au pied du versant sud des monts Fagaras, auquel on accède par un escalier de 1.484 marches, Tirgoviste où il régna, et la belle église du lac de Snagov qui abrite la tombe (vide!) du féroce Voïvode.

Vous pouvez aussi partir à la chasse au trésor!
On raconte qu'il fit jeter le sien au fond du lac de Snagov avant d'empaler les paysans chargés de cette tâche. On raconte aussi qu'un autre trésor serait enfoui dans les ruines d'un château situé sur la colline de Frumoasa...

Ailleurs, désireux d'attirer le touriste, d'aucuns prétendront que tel ou tel lieu est attaché au souvenir du Prince: Bran et Risnov près de Brasov, le col de Birgau non loin de Bistrita où Bram Stoker situe le château du "Comte". Quoiqu'il en soit, la Roumanie ne manque pas de légendes et si vous ne rencontrez pas le célébrissime vampire, peut-être croiserez vous un Strigoï ou autre Lutin dont on dit qu'ils pullulent dans les Carpates...

 

 

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